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Le Tram de Jérusalem

Historique des actions menées auprès d’Egis-Rail de 2008 à 2021

Tram de Jérusalem

2008

Le 13 février 2008, découverte sur le site de la Chambre de commerce France Israël qu’Egis-Rail, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, spécialiste mondial en ingénierie des transports ferrés, venait de remporter un contrat de 11,9 millions d’euros avec la JTMP (Jérusalem Transportation Master Plan) pour assister la réalisation de 3 lignes de Tram à Jérusalem devant relier les colonies israéliennes à Jérusalem-Ouest.

Les missions d’Egis : assistance à maîtrise d’ouvrage, conception, contrôle de réalisation et pilotage des travaux, et aussi mission globale d’expertise/conseil.

2010

Premières actions lyonnaises :

  • 24 et 29 mars : Diffusion de tracts aux salariés et sur les marchés, pilotée par l’association « Génération Palestine ».
  • 8 avril : inauguration du nouveau siège de l’entrepris au 170 Avenue Thiers à Lyon 6e avec tout le gratin de l’entreprise et de Lyon, dont le maire Gérard Collomb. Accueil de tout ce beau monde par un rassemblement devant le hall de l’entreprise (voir photo)
  • 9 avril : lettre du Collectif 69 Palestine à la direction, avec communiqué de presse lui demandant de retirer l’entreprise de ce projet.
  • 12 avril : une délégation composée de 5 personnes, représentant le Collectif 69 Palestine, l’AFPS, l’UJFP, Euro-Palestine et Génération Palestine, est reçue par la direction.
  • 8 juin : rassemblement d’une centaine de personnes place Charles Hernu à Villeurbanne, puis envahissement du hall de l’entreprise toute proche.
  • 16 juin : nouveau rassemblement devant l’entreprise
  • 5 juillet : rencontre avec le secrétaire du Comité d’entreprise (sans étiquette syndicale), la veille de la création d’une commission RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise) qui abordait la question du tram de Jérusalem sous la thématique de l’éthique.

Les sections syndicales CGT, CFDT et CGC restent à ce jour injoignables.

Le Tramway colonial

L’affaire en justice de l’AFPS et de l’OLP contre Véolia et Alstom, entamée en février 2007 et finalement perdue en mars 2013, a pour conséquence de stopper les actions contre Egis qui attendait la décision pour rester en Israël ou quitter.

2018

Les actions reprennent avec le lancement de la campagne nationale : « Tramway de Jérusalem : des entreprises françaises contribuent à la colonisation israélienne ».

  • 13 juin : publication du rapport de la campagne, communiqué de presse, lancement d’une pétition nationale et d’une carte-pétition, bien relatée dans les médias nationaux voir : https://www.france-palestine.org/+-Tramway-colonial 
  • 20 juin :  Systra annonce, par son actionnaire de référence la SNCF, son retrait de ce projet, invoquant le droit international public, avec une forte implication de la CGT.

2019

  • 20 mars : point Info de l’AFPS-Lyon place Bellecour ; diffusion du tract national (500 exemplaires) et signatures de cartes (≥ 100)
  • 16 mai : communiqué de presse de l’AFPS-Lyon : après le retrait d’Alstom annoncé ce jour-même, Egis reste la seule entreprise française impliquée sur le chantier du tram de la colonisation.
  • 6 juin : demande de rendez-vous du groupement lyonnais par courrier postal à la direction d’Egis, lettre restée sans réponse ;
  • 16 octobre : nouvelle demande de rendez-vous par lettre recommandée avec AR, également sans réponse.
  • 29 octobre : Egis est contraint par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) de renoncer à soumissionner pour une nouvelle ligne de tram à Jérusalem ; l’entreprise est toutefois autorisée par sa maison mère à poursuivre et terminer les contrats en court.
  • 7 décembre : information des salariés de l’entreprise annulée en raison de la grève nationale organisée ce jour-là pour défendre les retraites, puis annulée de nouveau en mars pour raison de confinement Covid

2020

  • 9 janvier : le tram de Jérusalem s’invite à la cérémonie des vœux de l’entreprise à Lyon

Tout au long de l’année échanges fournis entre le groupe de pilotage national et notre groupement local : échanges d’infos obtenues à l’interne de l’entreprise, copies des échanges de courriers avec les dirigeants de la Caisse des Dépôts et Consignations, la présidente du Conseil de surveillance et les dirigeants d’Egis.

  • 12 février : le Haut-Commissariat des Nations unies aux Droits de l’Homme (HCDH) rend publique une liste de 112 entreprises impliquées dans la colonisation israélienne : EGIS en fait partie !
  • 6 mars : lancement d’une pétition par le Collectif 69 Palestine, relayée par l’AFPS-Lyon et quelques groupes AFPS et BDS-France
    L’épidémie de Covid met en veilleuse toute action, toutefois les élections municipales de juin rebattent les cartes avec des majorités sur l’agglomération lyonnaise plus ouvertes sur la question palestinienne.
    En septembre, nous apprenons par nos contacts à l’interne que l’entreprise, certes n’a pas signé de nouveau contrat, mais continue et intensifie ses actions à Jérusalem avec des avenants aux contrats en cours ; nous le communiquons à nos partenaires de la campagne.
  • 9 novembre : lettre du Collectif 69 Palestine au président du Sytral pour l’informer de la participation d’Egis à la colonisation.
    Semaine du 16 au 22 novembre : campagne nationale de lettres par email aux dirigeants d’Egis
  • 15 décembre : réponse du Sytral au Collectif : refus poli de prendre en considération les éléments annoncés dans le courrier du Collectif.
    Nous apprenons toutefois qu’un débat a lieu au sein de la majorité de Lyon Métropole, qui se termine par la prise en compte d’une volonté de mettre des clauses de « respect du droit international » dans les appels d’offres.

2021

  • 2 février :
    A la pose de midi diffusion aux salariés d’un tract, devant l’entrée du siège d’Egis, pour les informer de la présence de leur entreprise sur la liste noire de l’ONU.
    Ce même jour rencontre d’une délégation de 3 personnes avec le bras droit du président du Sytral, qui est en même temps vice-président du Grand Lyon en charge des déplacements. Echange très prometteur
  • 3 février : le président du Sytral et son adjoint rencontrent 3 dirigeants d’Egis ; leurs échanges portent, entre autres, sur les activités d’Egis dans les colonies, avec exigence que l’entreprise fasse en sorte d’être retirée de la liste de l’ONU pour des relations saines avec la collectivité territoriale
  • 11 février : nouvelle diffusion de tract devant le siège de l’entreprise (les salariés sont majoritairement en télétravail, avec possibilité de venir un jour/semaine au bureau par rotation)